Conseil culturel de Bretagne / Kuzul sevenadurel Breizh
—
Mots-clés associés :
culture
Conseil culturel de Bretagne / Kuzul sevenadurel Breizh
http://www.kuzul.info/rss2.php
http://www.kuzul.info/
http://accel6.fdata.over-blog.com/0/28/45/33/avatar.png
Mon, 15 Sep 2008 08:51:49 +0200
-
Kentelioù brezhoneg ha gallaoueg dilemet - Des cours de breton et de gallo supprimés
- <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/45/33//coll-ge-anne-de-Bretagne.JPG" /> (Version en français ci-après) Sellout a ra ar c'heloù-se diouzh 4 diwar 5 departamant Breizh (Aodoù an Arvor, Penn ar Bed, Il ha Gwilen ha Morbihan). Hervez kazetenn Ouest-France d'an 23 hag d'ar 24 a viz C'hwever 2008 e oa bet kemeret an diviz-se abalamour da niverenn izel a skolidi a zibabe ar gelennadurezhioù-se. Desket hor boa an dra-se d'ar 15 a viz Genver tremenet, da vare emvod Kuzul Akademiezh ar yezhoù Rannvro, ha kadarnaet eo bet n'eus ket pell zo gant Marie-Claire Garçon, eilsekretourezh ar Rektordi. Kuzul Sevenadurel Breizh a gemenno dizale war ar c'heloù-se. Gouzout hiroc'h diwar-benn Kuzul Akademiezh ar yezhoù Rannvro Serret e vo kentelioù deskoni e gallaoueg e skolaj Anna Vreizh adalek an distro skol o tont (skeudenn) Cette nouvelle concerne 4 des 5 départements bretons (Côtes d'Armor, Finistère, Ille et Vilaine et Morbihan). En effet, selon le quotidien Ouest-France daté des 23 et 24 février 2008, cette décision a été prise en raison d'un nombre trop peu important d'élèves choisissant de suivre ces enseignements. La nouvelle datait du 15 janvier dernier, lors du Conseil Académique des langues Régionales, et a été récemment confirmée par Marie-Claire Garçon, secrétaire adjointe au réctorat. Le Conseil Culturel de Bretagne réagira très prochainement à cette annonce. En savoir plus sur le Conseil Académique des langues régionales L'initiation au gallo du collège Anne de Bretagne à Rennes sera mise en sommeil à la rentrée prochaine (photo)
-
Manifestadeg e Kemper
- Manifestadeg / Manifestation e Kemper Emgav da 3e00 / Rassemblement à 15 heuresLeurgêr Tour an Arvern / Place de la Tour d'Auvergne(A-dreñv d'al Lez-Varn – Kae an Oded)(Derrière le Tribunal – Quai de l'Odet) En arvar bras emañ an deskadurezh divyezhek e-kreiz Deskadurezh Katolik Breizh. Kroget eo digreskadur an niver a skoliaded. Ne fell ket d'an DDECoù digeriñ klasoù nevez. Meur a stummadur zo bet dilamet... Deuit da lavarout d'ar pemp Renerezh-Eskopti ez eo poent echuiñ gant : An dismegañs ouzh ar gerent a fell dezho ur c'helenn e brezhoneg evit o bugaleAn diouer a gelennerion e klasoù zo peogwir int bet tud dibourvezAn dismegañs ouzh ar gelennerion vrezhoneg e skolioù zoNac'hañ digeriñ klasoù nevezDrouglazhañ ar Program Liesyezh Breizh e Mor-Bihan. PEURLAZHAÑ YEZHOÙ BREIZH N'EO KET KEFRIDI AN DESKADUREZH KATOLIK L'enseignement bilingue est en grave danger dans l'Enseignement Catholique de Bretagne. La régression du nombre d'élèves a commencéc, les DDEC ne veulent plus ouvrir aucune nouvelle filière. Plusieurs formations ont été supprimées... Venez dire aux cinq Directions diocésaines et aux cinq évêques de mettre fin : Au mépris des parents qui veulent un enseignement en breton pour leurs enfants Au manque d'enseignants dans certaines classes du fait de leur imprévoyance Au mépris des enseignants de breton dans certaines écoles Au refus d'ouverture de toute nouvelle filière Au massacre du Programme Multilingue Breton dans le Morbihan L 'ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE N'A PAS POUR MISSION DE DONNER LE COUP DE GRÂCE AUX LANGUES BRETONNES. Teuliad klok / dossier complet
-
Priziadenn Even 2008 - Evaluation Juin 2008
- <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/45/33//image004.jpg" /> En français plus bas E miz Even 2007 e oa bet kinniget ur briziadenn live A1 d’an dud deuet a oa o teskiñ brezhoneg. 200 den o doa kemeret perzh ha tapet an diplom « live brezhoneg A1 ». Goude an taol-kaer-se ez eus bet divizet gant D.A.O. kenderc’hel gant an darvoud-mañ ha kinnig meur a live. E miz Even 2008 eta e vo kinniget priziadennoù war 3 live (A1, A2 ha B1) d’o deskidi gant meur a gevredigezh e Breizh a-bezh : E Bro-Gerne gant Mervent, Bro-Dreger gant Al Levrig, Bro-Roazhon gant Skol an Emsav, Bro-Naoned gant Kentelioù an Noz, Karaez gant Roudour ha Deskiñ Spered ar Yezh, Ploue gant Skol an Amzer da zont, Bro An Alre gant Kerlenn Sten Kidna ha meur a lec’h all c’hoazh ! Ma rit war-dro kentelioù brezhoneg d’an dud deuet (aozadurioù pe kelennerien), deuit e darempred gant D.A.O. evit gouzout penaos kinnig ar priziadennoù. Mard emaoc’h o teskiñ brezhoneg, kit e darempred gant an aozadur kentelioù noz tostañ evit gouzout penaos lakaat hoc’h anv. Une évaluation de niveau A1 avait été proposée en juin 2007 aux adultes apprenant le breton par de nombreux organismes sur l’ensemble de la Bretagne : 200 personnes avaient participé et reçu le diplôme « Niveau A1 de breton ». Suite à ce succès, D.A.O. a décidé de continuer de proposer une évaluation, et ce pour plusieurs niveaux. Ainsi, en juin 2008, de nombreux organismes proposeront ces évaluations sur 3 niveaux (A1, A2 et B1) à leurs apprenants : Mervent en Cornouailles, Al Levrig en Trégor-Gouelo, Skol an Emsav dans le pays de Rennes, Kentelioù an Noz dans le pays Nantais, Roudour et Deskiñ Spered ar Yezh à Carhaix, Skol an Amzer da zont à Plouay, Kerlenn Sten Kidna en pays d’Auray… et bien d’autres encore ! Si vous proposez des cours de breton aux adultes (organismes ou enseignants), vous pouvez prendre contact avec D.A.O. afin d’obtenir plus de renseignements sur l’organisation de ces évaluations. Si vous êtes apprenant, prenez contact avec l’organisme d’enseignement du breton le plus proche pour savoir comment vous inscrire.
-
Emglev Bro an Oriant vous invite à participer à un après-midi de découverte gratuite des clés de la culture bretonne !
- Une rencontre avec l'histoire de la Bretagne avec Jean-Pierre Le Mat (historien) et Lucien Gourong (conteur, écrivain) Lucien Gourong en parle : J’ai découvert bien tardivement l’histoire de la Bretagne. Sa culture est restée longtemps pour moi terra incognita. Ce n’est pas que je n’y en avais pas conscience mais durant toute ma scolarité, primaire et secondaire, je n’ai pas eu une seule fois l’occasion de les approcher par l’intermédiaire de l’enseignement dispensé par cette illustre maison qu’est notre Education Nationale. C’est grave, quand même. Je ne sais pas où la grande dame en est aujourd’hui. Mais même si les choses ne sont plus tout à fait pareilles qu’il y a un demi siècle, du moins je l’espère, je reste frappé par le peu d’enthousiasme de beaucoup de jeunes de la nouvelle génération à l’égard de leur pays et de sa culture. Il m’a fallu ramer pour rattraper tout le temps perdu afin de nouer un fil tenu avec la matière bretonne. J’ai dû beaucoup lire, écouter autant, ouvrir les yeux le plus souvent et le plus grand possible. Une telle volonté, même très motivée, assidue, sans relâche, ne règle pas toutes les lacunes qu’aurait comblées un véritable enseignement, s’il avait existé. C’est pour cela que j’ai accepté d’être le candide, l’avocat du diable, le trublion, l’agitateur, l’animateur, de ces Fondamentaux de la culture bretonne organisés par Emglev bro an Oriant en partenariat avec l’Institut Culturel de Bretagne et le Centre Amzer Nevez tant mes envies et besoins en matière de savoir dans les domaines de l’histoire et de la culture bretonne demeurent toujours aussi inextinguibles. Je suis sûr qu’il en est aussi de même pour quantité d’hommes et de femmes de Bretagne qui, en ces temps où l’on sait pas toujours très bien où l’on va, comprennent qu’on a tout intérêt à connaître le mieux possible d’où l’on vient. Voilà pourquoi je donne rendez-vous à tous ceux-là pour deux moments uniques qui auront lieu au centre Amzer Nevez à Ploemeur les samedi 1e mars et 12 avril à partir de 14 heures où ils pourront écouter, débattre, s’informer autour de deux grands thèmes « L’histoire de la Bretagne au cours des siècles » avec Jean-Pierre Le Mat et « La musique et la danse au cœur de la culture populaire bretonne » avec Patrick Malrieu. Rendez-vous Samedi 1er mars - 14h30 - Centre Amzer Nevez - Ploemeur DAIT HOLL ENTA ! / VENEZ NOMBREUX ! Titourou / Renseignements / inscriptions : Emglev Bro an Oriant, Ti ar C'hevredadoù / Maison des Associations, 12 straed / rue Colbert – 16 P, 56100 AN ORIANT / LORIENT. 02.97.21.37.05 - emglev@bzh.net - www.emglevanoriant.com
-
Concours international de chant en langues minoritaires
- Evit ar 5vet bloavezh bremañ e vo dalc'het ar genstrivadeg kan Liet-Lavlut e yezhoù minorezhel Europa. E Lulea, bro Suomi e vo dalc'het hevlene d'an 18 a viz here 2008. Ar vretoned a fellfe dezho kemer perzh a rank avat bezañ dibabet e festival Inverness e Bro Skos (21 a viz mezheven). Evit-se e ranker enskrivañ (ha kas ur ganaouenn) da "Nos Ur" evit ar 14 a viz meurzh. Pour la 5e année se tient le concours de chant Liet-Lavlut en langue minoritaire en Europe. Cette année, Il aura lieu le 18 octobre 2008 à Lulea en Suède. Les bretons qui souhaitent y participer doivent d'abord être présélectionnés au festival d’Inverness en Ecosse le 21 juin. Et pour s’inscrire à Inverness, Il faut vous inscrire et adresser une chanson à "Nos Ur" (l’organisateur en Ecosse) pour le 14 mars. http://www.nos-ur.eu/ http://www.liet-lavlut.eu/ Cinquième concours Liet-Lavlut
-
Bretagne Réunie soutient le collectif 44=BREIZH dans sa démarche d'ouverture au dialogue avec les jeunes élus du CRJ Pays de la Loire et déplore les propos du président de Région PDL
- <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/45/33//carte-france4.jpg" /> Bretagne Réunie salue l'initiative du collectif 44=BREIZH dans sa démarche de dialogue avec les jeunes élus du CRJ (Conseil Régional des Jeunes) de la Région Pays de la Loire, devant l'Hôtel de région le 5 avril. A l'instar du collectif 44=BREIZH, nous souhaitons que l'engagement pris par les jeunes élus du CRJ de prendre en considération l'identité bretonne du département de la Loire-Atlantique et son appartenance à la Bretagne et à la société bretonne, lorsque seront organisés des débats publics dans les départements soit tenu. En revanche, nous ne pouvons que regretter les propos de M. Auxiette président de la région des Pays de la Loire rapportés par les journaux. Par la voix de son secrétaire général, Julian BONNET Le président, Jean-Yves BOURRIAU Visiter le site de Bretagne Réunie
-
Séjours de vacances et camps d’été 2008 en breton et gallo
- " Au creux de la vague ", " la forêt enchantée ", " la tête dans les étoiles ", " le loup est revenu "... voici quelques séjours de vacances proposés durant le printemps et l’été 2008 par les adhérents de l’UBAPAR. Du pays de Brocéliande... au pays de Morlaix, vous trouverez des camps de vacances pour tous les âges. Vous trouverez la liste des séjours dans les pages "Pays", sur les pages "A faire prochainement" et pour les séjours en breton dans la rubrique Loisirs en breton/gallo Klikit war logo UBAPAR evit gwelout al lec'hienn - Cliquez sur le logo de l'UBAPAR pour voir le site Voir en ligne : La liste des séjours pour l’été 2008
-
Réunification de la Bretagne : et si on avançait un peu ?
- <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/45/33//bretagne-prospective-logo-1-.jpg" /> Ecrit par Jean Ollivro La dernière assemblée générale de Produit en Bretagne a démontré une nouvelle fois, à partir d’un sondage, tout le bénéfice économique d’une Bretagne fonctionnant à cinq départements. Dans l’enquête effectuée en 2007 auprès de 803 personnes, le taux de reconnaissance du logo est à proprement parler exceptionnel en Loire-Atlantique (80 %). Cette distinction se traduit par des ventes, des emplois et du business puisque 80 % des habitants du département « achètent des produits signés Produit en Bretagne » (82 % en Morbihan, 87 % en Côtes d’Armor, 77 % en Ille-et-Vilaine et 95 % dans le Finistère). Rappelons que Produit en Bretagne regroupe 200 entreprises et plus de 100 000 emplois. La diffusion en Loire-Atlantique sur un marché d’1,4 million d’habitants est essentielle. Sur plusieurs éléments, les habitants de Loire-Atlantique sont même les champions de l’implication en survalorisant dans une question ouverte la « qualité des produits » (40 % contre 23 % pour les autres départements bretons) et « le soutien à la Bretagne ou l’attachement breton » (21 % contre 12 % en moyenne). Ils survalorisent à 69 % « un achat qui n’est pas comme les autres », dépassant sur ce critère les Côtes d’Armor (55 %), le Morbihan (47 %), le Finistère (47 %) et l’Ille-et-Vilaine (38 %)… Cette enquête tombe à point nommé pour démontrer une nouvelle fois la sensibilisation économique exceptionnelle des consommateurs aux produits bretons, ce qui représente pour nos entreprises bretonnes un marché élargi. En réalité, nous entrons dans un monde d’incertitude (risque alimentaire notamment) où les appellations d’origine contrôlée deviennent essentielles, dans une société où qualité, proximité et image de marque sont associées pour un développement régional durable. Du coup, la qualité des produits bretons et le monde des entreprises entrent de plus en plus en adéquation avec les attentes de consommateurs toujours plus nombreux à vouloir consommer breton, défendre l’emploi dans leur pays, aller de l’avant pour créer des richesses. Face à ce constat, on est alors pour le moins surpris de l’inertie du monde politique. Certes, Patrick Mareschal a fait beaucoup (notamment en publiant un numéro spécial du Conseil général « Loire Atlantique et Bretagne. Unies par l’histoire et le cœur ») et le Conseil régional de la Bretagne administrée a voté à l’unanimité une résolution pour demander la réunification. De même, la Breizh Touch a été l’occasion de réunir l’ensemble des forces bretonnes à Paris, ce qui est très positif et mérite d’être salué. Toutefois, depuis, que s’est-il passé ? Rien de très sérieux. Certes, une commission a entériné quelques partenariats dans le domaine touristique ou sportif (par exemple pour le Tour de France à la voile ou le Tour de Bretagne cycliste). Des ponts et l’habitude de se rencontrer ont été confirmés. En revanche, rien dans le domaine… économique. Le pôle « mondial » de compétitivité maritime de la Bretagne fonctionne même sans Nantes, ce qui fait un peu sourire quand on connaît l’origine des dynamiques maritimes dans le monde, systématiquement articulées autour d’un hub (et non d’un port d’importation énergétique, comme l’est pour lors le port de Nantes au trafic très déséquilibré). Pourquoi Nantes, en partenariat avec les autres ports bretons (Brest, Lorient, Saint-Malo…) ne prendrait-elle pas la tête d’un projet commercial et maritime breton, notamment pour exporter nos produits ? Qui, sérieusement, serait contre ? Aujourd’hui, le monde politique ronronne quand la planète économique avance. La réunification bretonne est timidement « demandée » dans les faits et non construite par les actes. Du coup, on a l’impression que les vitesses d’évolution entre les mondes politiques et économiques sont de plus en plus dissemblables. D’un côté, les chefs d’entreprises bretons avancent sur la construction d’un territoire économique réel pour leur permettre de se développer. Ils se bagarrent autour d’une image de marque pour créer ou maintenir des emplois, conforter leur business, tenir dans un monde de plus en plus concurrentiel. De l’autre, on reste dans les négociations et les vagues promesses, en attendant semble-t-il que le temps passe. Il serait temps aujourd’hui que les politiques avancent sur ce qui a quand même été un de leurs engagements. Certes, la situation institutionnelle est difficile et la « pyramide » française fait beaucoup pour contrer l’émergence de réels pouvoirs régionaux. On sait aussi que la faiblesse financière des régions françaises limite leurs capacités d’action et de négociation. Toutefois, le décalage entre le monde des entreprises et le monde politique n’en est que plus criant. D’un côté, une dynamique apparaît. Elle crée du business, de la valeur ajoutée, pour des gens qui n’ont pas le choix et veulent « vivre et travailler au pays ». Produit en Bretagne poursuit sa marche, renforce l’exemplarité de ses exigences (notamment environnementales et sociales), érige le mutualisme et la solidarité comme valeurs, utilise la langue bretonne dans le métro parisien avec un taux de reconnaissance exceptionnel (7,3/10 quand la norme est à 5,7), ce qui confirme que la langue bretonne est pour la société bretonne une « griffe », un signe essentiel de différenciation dans un monde aseptisé. De l’autre, une léthargie semble s’installer sur ce sujet et l’on ne voit rien bouger. Les politiques n’auraient-ils plus de pouvoir pour construire par des actes tangibles, voire entériner institutionnellement, une réunification qu’ils ont appelée de leur vœux, inscrite dans leur engagement, et qui est demandée de façon pacifique et patiente par environ 70 % des Bretons ?
-
DEVELOPPER ET NON RESTREINDRE L’ENSEIGNEMENT DU BRETON
- <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/45/33//ksb_sansfond-copie.jpg" /> L’enseignement du breton progresse chaque année et il pourrait progresser plus fortement s’il bénéficiait d’une gestion efficace de la part des institutions d’enseignement. L’Education Nationale vient d’annoncer à la rentrée scolaire prochaine la fermeture d’options et d’initiation au breton ainsi que d’une filière bilingue. L’absence d’information et les horaires dissuasifs expliquent souvent la faiblesse de certains effectifs. En ce qui concerne les filières bilingues il est logique que, dans un premier temps, les effectifs soient faibles en fin des études secondaires lorsque les élèves ne proviennent que d’une seule école primaire. La politique de gestion par pôles du rectorat serait compréhensible s’il ne s’opposait pas à la création de nouvelles écoles à proximité d’une ou plusieurs autres qui auraient renforcé un pôle. Les refus récents d’ouvrir à Ploeren, Guichen après ceux, plus anciens, de Lorient (deuxième site), Ploufragan sous prétexte de trop grande proximité avec un autre site montre que le rectorat gère de manière restrictive l’enseignement bilingue. L’enseignement catholique freine la progression de l’enseignement bilingue depuis plusieurs années et pour la première fois depuis 18 ans il n’y a pas d’ouverture d’un nouveau site programmé pour la rentrée de 2008. L’insuffisance d’enseignants invoquée pour justifier cette situation est la marque d’une grande désinvolture qui prive de nombreuses familles de l’enseignement du breton. Diwan est depuis 30 ans dans l’obligation de financer les locaux de ses écoles et de rémunérer ses enseignants pendant les cinq premières années qui suivent l’ouverture d’un nouveau site. Ces lourdes charges freinent considérablement son développement alors que l’Etat est déchargé de dépenses qu’il assumerait si les élèves étaient scolarisés dans l’enseignement monolingue. Alors qu’une politique dynamique d’offre d’enseignement devrait être mise en œuvre l’Education Nationale et l’Enseignement catholique sapent le travail considérable réalisé par les parents d’élèves pour que leurs enfants accèdent à la connaissance de la langue bretonne. Le Conseil Culturel de Bretagne constate une fois de plus que les institutions d’enseignement ne remplissent pas leur mission à l’égard de la langue bretonne et qu’elles restent en contradiction avec les objectifs du Conseil Régional. La même constatation est faite pour le gallo. Alan LE GAL Vice président Chargé de l’enseignement
-
Soutien à la manifestation de Dihun le 29 mars
- <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/45/33//KSB2.jpg" /> Le Conseil Culturel de Bretagne s’est adressé aux Directeurs Diocésains de l’Enseignement Catholique et aux Evêques de Bretagne pour leur faire part de son incompréhension et de son inquiétude au sujet de l’évolution des effectifs des classes bilingues breton-français dans l’enseignement catholique de Bretagne. La progression moyenne annuelle des effectifs a été réduite de 40 % en 2006 et 2007 par rapport aux années 2003 à 2005. Une telle évolution n’a jamais été observée depuis la création de la première classe bilingue de l’enseignement catholique en 1991. Cette inquiétude est renforcée par le fait qu’il n’y a que quatre étudiants en formation à l’U.C.O. de Guingamp. Un si faible nombre ne permettra pas évidemment de répondre à la demande. Les parents d’élèves regroupés dans l’association DIHUN craignent la fermeture de classes bilingues et l’impossibilité d’ouvrir de nouvelles classes et de nouveaux sites. Compte tenu de la situation de la langue bretonne l’école a un rôle essentiel dans sa transmission. La responsabilité de l’enseignement catholique est donc grande puisqu’il scolarise environ 40 % des élèves du premier et de second degrés et 35 % des élèves des filières bilingues breton-français en Bretagne. Le refus d’ouvrir de nouvelles classes ou de nouveaux sites irait à l’encontre de la volonté des Bretons (plusieurs sondages indiquent que près de 90 % de la population sont favorables à l’enseignement de la langue bretonne) ainsi que de celle du Conseil Régional de Bretagne qui, dans son plan de politique linguistique voté à l’unanimité en 2004, a décidé de développer l’enseignement de la langue bretonne et du gallo. Ce refus serait aussi en contradiction avec les conventions internationales relatives à la diversité culturelle et avec les enseignements de l’Eglise. Il serait étonnant et incompréhensible que l’enseignement du breton connaisse de grandes difficultés dans l’enseignement catholique l’année même où le programme multilingue breton mis en place par DIHUN dans certaines écoles est qualifié de projet novateur et obtient le label européen des langues. Un recensement de la demande d’enseignement du breton précédé d’une information objective mettrait en évidence une proportion de familles intéressées beaucoup plus élevée qu’actuellement. Le Conseil Culturel de Bretagne soutient les parents de DIHUN qui demandent le respect d’un droit culturel élémentaire. Il invite tous ceux qui partagent cette exigence à participer à la manifestation organisée par DIHUN le samedi 29 mars à 15 heures à KEMPER. Alan LE GAL Vice président Chargé de l’enseignement
-
FestiManif BZH+ le 20 septembre à Nantes, c’est parti !
- Le comité de pilotage de la FestiManif BZH+ s’est réuni pour la troisième fois hier à Rennes. A l’initiative du Conseil Culturel de Bretagne, le projet porté par ses associations membres est maintenant sur les rails. Tous à Nantes le 20 septembre 2008 ! Ce jour là, les 4 millions de bretons vivant sur les 5 départements seront invités à fêter la Bretagne. L'initiative venant du mouvement culturel, ce sont les associations culturelles bretonnes qui seront mises en avant ce jour là. Sans oublier les principales revendications du mouvement culturel breton que sont, la réunification, le transfert de compétences et de moyens pour la langue la culture, la musique et la danse, un statut pour la langue bretonne et le gallo le but de cette journée sera de montrer à tous et à toutes ce qui a été fait en 30 ans en matière de culture bretonne. A travers des stands associatifs, des représentations, des concerts et un défilé dans les rues de la capitale bretonne, c'est la Bretagne dans toute sa richesse et sa diversité qui sera fêté ce jour là. 3 grands axes de revendications Le comité de pilotage a défini lors de la réunion de hier 3 grands axes de revendications pour cette journée de FestiManif. Pour le respect et la promotion de l’identité bretonne dans toute sa diversité Pour une région Bretagne à 5 départements avec plus de moyens et de compétences Pour l’application par la France du droit européen, concernant les langues et les minorités nationales, comme le font tous les autres Etats membres de l’Union Européenne. Ce sont ces 3 axes là qui seront mis en avant le 20 septembre à Nantes BZH + ? Le nom BZH + n'est pas anodin ! En effet, la Bretagne a quelque chose de très positif. Elle a des valeurs d'hospitalité, d'ouverture et de diversité. Le choix du lieu est lui aussi très symbolique. D'une part parce que la première réunion du Conseil Culturel de Bretagne a eu lieu à Nantes en juin 1978, et d'autre part car le problème de la réunification n'est toujours pas réglé, et ce malgré le désir populaire des habitants des 5 départements bretons. Et enfin car Nantes est facilement accessible depuis les autres régions de l'Hexagone. Ainsi, seront invités des délégations basques, occitanes et pourquoi pas de Guyane et de partout dans le monde ! Pratique Des affiches de la manifestation sont en ventes. Les petits affiches 40x60 sont au prix de 10 centimes l’unité (soit 20€ le paquet de 200) et les grandes 70x100 au prix de 30 centimes l’unité (soit 30€ le paquet de 100). Pour commander des affiches écrivez à: ksb@kuzul.info Un stand BZH+ sera présent à l'occasion de la grande fête des 30 ans de Diwan, n'hésitez pas à venir nous rencontrer à cette occasion. Des T-shirt BZH+ seront également bientôt mis en ventes. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues ! N’hésitez pas à contacter dès maintenant le Conseil Culturel de Bretagne pour soumettre vos idées, vos propositions, pour offrir votre savoir-faire dans un domaine ou un autre ! Le site www.bzhplus.com encore en construction est d’ores et déjà en ligne.
-
FestiManif BZH+ le 20 septembre à Nantes, c’est parti !
(${location}, du 28/04/2008 10:25 au 28/04/2008 10:25)
-
La France devant les experts des Nations Unies : plusieurs ONG dénoncent, à Genève, la discrimination
- <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/45/33//Photo_Gen-ve-copie-1.JPG" /> Alors que le 7 mai prochain va se dérouler un débat à l'Assemblée nationale sur les langues et cultures régionales, plusieurs organisations non gouvernementales engagées dans la défense des langues et cultures régionales ou minoritaires sont intervenues dans le cadre de l'examen du troisième rapport périodique de la France sur l'application du Pacte international des Droits économiques, sociaux et culturels du 28 au 30 avril à Genève.<br /> <br />Les membres du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies ont fait le constat que la France n'avait pas avancé d'un iota concernant la ratification des outils internationaux de protection des langues et cultures minoritaires.<br /> <br />EBLUL-France, section française du Bureau européen des langues moins répandues, qui représente notamment le Conseil culturel de Bretagne, l'Institut d'études occitanes, Culture et Bilinguisme d'Alsace et de Moselle, la Fédération pour la langue et culture catalanes, Schola Corsa, Défense et promotion des langues d'oïl, d'une part, et Behatokia (Observatoire linguistique de la langue basque) d'autre part ont pu commenter les nombreuses inexactitudes et approximations du rapport présenté par la France en ce qui concerne les droits linguistiques et culturels, et ont pu montrer que malgré les affirmations de la France, l'absence de droit collectifs en ce domaine aboutit à des discriminations flagrantes des locuteurs de langues régionales, tant dans le domaine de l'éducation, de l'usage de la langue dans les media et dans la vie publique et sociale en général.<br /> <br />L'association Tamazgha qui œuvre pour la défense de la langue et la culture berbères est également intervenue pour relever que le rapport de la France passait sous silence les langues minoritaires présentes sur son territoire et notamment le berbère, totalement absent de l'enseignement en France. L'association "Bretagne réunie" était aussi représentée afin de demander le respect de l'identité culturelle bretonne des habitants de Loire-Atlantique, bafouée depuis un décret de 1941.<br /> <br />Les ONG ont demandé que le Comité réitère et renforce sa demande que la France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies, ratifie et applique les conventions internationales, notamment la Charte européenne sur les langues régionales ou minoritaires, et qu'elle prenne des mesures précises et effectives de sauvegarde des langues régionales et minoritaires de France en danger d'extinction.<br /> <br />Genève, le 29 avril 2008<br /><br /> <br />EBLUL-France Behatokia, TAMAZGHA, Bretagne Réunie
-
La France devant les experts des Nations Unies : plusieurs ONG dénoncent, à Genève, la discrimination
(${location}, du 30/04/2008 10:28 au 30/04/2008 10:28)
-
débat sur les langues régionales à l'Assemblée nationale
- <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/45/33//Eblulogo-041102-copie-1.png" />Pellgargañ lizher EBLUL-France da Senatourien ha Kannaded<br /> Télécharger le courrier d'EBLUL-France aux Sénateurs et Députés<br /> <br /> <br /> Fédérations membres d'EBLUL-France : <br />Conseil culturel de Bretagne<br />Culture et Bilinguisme d'Alsace et de Moselle<br />Institut d'Etudes Occitanes<br />Federació pour la langue et culture catalanes<br />Défense et promotion des langues d'Oïl<br />Scola Corsa <br /> EBLUL-France c/o Conseil Culturel de Bretagne<br /> 7 rue Général Guillaudot F-35069 RENNES cedex tél / fax : 02 99 87 17 65 tél : 02 99 63 18 83<br /> eblul-fr@orange.fr<br /> www.eblul.org <br /> <br /> <br />
-
Débat le 7 mai à l’Assemblée Nationale sur la question des langues régionales
- <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/45/33//ksb2-1.jpg" /> Mesdames, Messieurs Les Sénateurs,<br /> Mesdames, Messieurs les Députés, Pour la première fois, un débat va être organisé par le Gouvernement le 7 mai, à l’Assemblée Nationale, sur la question des langues régionales. Il constitue certainement une étape importante dans le processus qui peut permettre à la France de mettre en application ce qu’elle a préconisé en ratifiant la convention internationale sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, ou, récemment, la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Vous savez à quel point la population bretonne est sensible à la nécessité d’assurer un avenir à cet aspect essentiel de son patrimoine et de son identité. Les sondages sont à ce sujet d’une évidence et d’une constance remarquables et même progressent encore au point d'atteindre une quasi-unanimité. Les Assemblées élues de Bretagne se sont elles aussi positionnées clairement en faveur d’une adaptation de la législation afin qu’une reconnaissance réelle et pratique soit accordée aux langues régionales, telle cette résolution votée à l’unanimité par l’Assemblée Régionale, en 2004. Vous savez également l’urgence qu’il y a à intervenir pour assurer un avenir à nos langues autochtones vu le grave danger de disparition qu’elles courent faute d’avoir été prises en compte normalement tant dans l’enseignement que dans les médias ou dans la vie publique. C’est pourquoi, nous vous demandons de bien vouloir prendre une part active dans ce débat qui sera sans doute décisif quant à leur disparition ou à leur vie à venir. Nous vous joignons ici copie d’une lettre adressée au Président de la République, sur ce sujet. Nous vous joignons également un document rappelant les engagements de la France sur les principaux textes européens et internationaux sur cette question. Est-il imaginable que la France, qui se veut être un modèle en matière de respect des Droits de l’Homme, puisse encore longtemps camper en dehors du droit international et être régulièrement l’objet de reproches sur cette question de la part de l’Unesco, de l’ONU ou de la Communauté européenne ? La population bretonne souhaite pouvoir vivre de manière sereine et positive les éléments constituant son identité. Ils représentent autant de vecteurs de créativité, d’expression originale, de lien social et même de contribution à l’économie de notre région. Nous vous remercions, par votre engagement dans cette action, de créer les conditions nécessaires pour assurer aux citoyens bretons le plus élémentaire des droits : celui de vivre sa langue et sa culture. Veuillez agréer Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées. <br /> Patrick MALRIEU<br /> Président du Conseil Culturel de Bretagne<br /> <br /> <br /> VADEMECUM AVRIL 2008<br /> TEXTE 26 MARS<br /> Courrier à Nicolas SARKOZY<br />
-
Le président de la Région Midi-Pyrénées écrit au président de la République
- Reconnaissance et valorisation de la langue occitane :<br /> <br /> Le président de la Région Midi-Pyrénées écrit au président de la République<br /> <br /> Dans un courrier adressé à la coordination "Anem Òc!" de Midi-Pyrénées, le<br /> président de Région, Martin Malvy, rappelle les mesures prises par<br /> l'institution régionale en faveur de la langue et de la culture occitanes,<br /> notamment à travers le Schéma Régional de Développement de l'Occitan.1<br /> <br /> <br /> Il souligne également la nécessité que l'Etat s'engage sur une amélioration<br /> du cadre législatif concernant les langues régionales de France,<br /> conformément à ses obligations internationales en matière de promotion de la<br /> pluralité culturelle et linguistique. Dans une lettre adressée au président<br /> de la République, Martin Malvy réitère le souhait adopté à l'unanimité des<br /> suffrages exprimés par le Conseil Régional de Midi-Pyrénées : que soit<br /> opérée une adaptation de l'article 2 de la Constitution française pour y<br /> inclure les langues régionales et que cela soit complété par une loi pour<br /> promouvoir leur usage et leur transmission.<br /> <br /> A l'heure où se prépare un débat à l'Assemblée nationale sur la place des<br /> langues régionales dans notre pays, les parlementaires ne manqueront pas de<br /> noter la volonté des institutions régionales d'avancer sur ce sujet.<br /> Nous rappelons également que deux manifestations importantes ont rassemblé<br /> des milliers de personnes en faveur de la langue d'oc: 10 000 à<br /> Carcassonne en 2005, 20 000 à Béziers en 2007.<br /> De nombreux députés de toutes tendances, notamment des régions occitanes et<br /> de Midi-Pyrénées en particulier, ont déjà fait part de leur participation à<br /> ce débat spécifique qui aura lieu pour la première fois dans l'Hémicycle le<br /> 7 mai prochain à 16h15.<br /> Nous ne doutons pas qu'ils sauront exposer la nécessité d'une législation<br /> moderne et d'une politique volontariste pour faire vivre la langue occitane<br /> et les autres langues de France.<br /> <br /> "Anem Òc!"- Miègjorn Pirenèus<br /> Contactes: 05 62 71 12 52 - 06 83 01 19 37 06 11 76 19 76<br />anem.oc@free.fr<br /> <br />Lettre de M. Martin MALVY à Nicolas SARKOZY<br /> <br /> Communiqué de Anem Òc
-
Le président de la Région Midi-Pyrénées écrit au président de la République
(${location}, du 06/05/2008 10:31 au 06/05/2008 10:31)
-
Débat le 7 mai à l’Assemblée Nationale sur la question des langues régionales
(${location}, du 06/05/2008 10:31 au 06/05/2008 10:31)
-
débat sur les langues régionales à l'Assemblée nationale
(${location}, du 06/05/2008 10:31 au 06/05/2008 10:31)
-
Communiqué du collectif pour les langues et cultures régionales
- COLLECTIF POUR LES LANGUES ET CULTURES REGIONALES Anem Òc ! Collectif regroupant Institut d'Estudis Occitans, Felibrige, Confédération des écoles Calandreta, Fédération des Enseignants de Langue et Culture d'Oc, Oc-bi, Conselh de la Joventut d'Oc. Conseil Culturel de Bretagne (Fédération regroupant les associations culturelles bretonnes) Culture et Bilinguisme d'Alsace et de Moselle/René Schickele-Gesellschaft Euskal Konfederazioa Confédération de 50 associations et fédérations oeuvrant pour la langue basque dans tous les domaines : enseignement, médias, culture La Federació fédération des associations de promotion de la langue et de la culture catalane. Lofis , Tikouti, Association des Enseignants certifiés de Créole (AECCR) (Créole de la Réunion) Parlemu Corsu Collectif de personnes de la société civile corse oeuvrant pour la promotion de la langue corse Mercredi 7 mai, pour la première fois, depuis le début de la cinquième République, les députés ont pu débattre de la question des langues régionales de France et de leur statut. Ce débat avait été promis par le premier ministre après plusieurs interventions de parlementaires de tous bords. Le débat qui a duré près de trois heures a permis à une vingtaine de parlementaires de toutes sensibilités politiques de s'exprimer après une déclaration de la ministre de la Culture et de la Communication sur le sujet. Nous notons que la ministre de la Culture et de la Communication dans une déclaration initiale a tenté de faire un tableau presque flatteur de la politique menée par la France en ce domaine. Education, médias, vie publique : de gros efforts seraient déjà faits. Ce n'est pas notre vision des choses. La France accuse un retard gigantesque comparée aux autres Etats de l'Union européenne en ce domaine. Nous ne partageons pas le sentiment du gouvernement exprimé par la ministre selon lequel la législation actuelle serait suffisante. Nous constatons que la très grande majorité des députés qui se sont exprimés ont regretté que la France ne soit pas capable de défendre la diversité linguistique chez elle alors qu'elle dit la défendre dans le monde. Les parlementaires qui sont intervenus ont montré et dit qu'une nouvelle législation est indispensable. Nous avons noté qu'un groupe important de députés de la majorité, emmené par Marc le Fur, député breton UMP, demande une législation nouvelle et concrète qui abordera les problèmes de l'école, des médias et de la vie publique. Nous avons noté que le président de la commission des affaires culturelles et sociales, Pierre Méhaignerie s'est dit favorable à cette démarche et même à une modification de l'article 2 de la constitution. Nous avons noté que le groupe socialiste est favorable à une nouvelle législation et à une modification préalable de la constitution comme l'a dit Marylise Lebranchu. Les propos de Paul Giacobbi pour le PRG sont venus renforcer la position du groupe sur ce point. Nous avons entendu Michel Vaxès pour les communistes demander la loi et une nouvelle rédaction de la constitution ainsi que nous avons noté que pour les députés verts une législation nouvelle doit être accompagnée de la modification de la constitution. Cette position, François Bayrou l'a aussi défendue avec son collègue Jean Lassalle en estimant que l'obstacle majeur est l'article 2 tel qu'il est rédigé à ce jour. Le débat a été riche et documenté, précis souvent, concret. Nous regrettons que la réponse faite par la ministre au nom du gouvernement ne soit pas de la même qualité. Christine Albanel a certes promis l'étude d'un projet de loi qui, selon ce que nous avons compris, fera d'abord le bilan de l'existant. Peut être y aura t-il dans ce texte quelques éléments nouveaux mais rien n'est sûr. Cependant la ministre a exprimé clairement le refus de modifier l'article 2 de la constitution. Elle l'a fait d'une façon tout à fait grotesque, en agitant l'épouvantail de la ratification de la Charte des langues régionales et minoritaires du Conseil de l'Europe. Cette ratification, selon le gouvernement, obligerait les fonctionnaires de la République à parler plus de 75 langues et obligerait l'Etat à traduire dans toutes ces langues les textes de lois, les décrets, circulaires et autres textes administratifs ! Cette présentation tout à fait ridicule est en contradiction totale avec l'esprit et la lettre de la Charte européenne qui propose des niveaux d'actions en fonction des réalités sociales de chacune des langues, au plus près des besoins les plus concrets, contrairement à la position dogmatique du Gouvernement. Nous considérons cependant que ce débat est un progrès parce que des députés représentant toutes nos langues et toutes les sensibilités politiques ont contraint le Gouvernement à faire un petit pas et à s'exprimer sur le sujet. Notre détermination à obtenir une modification de la Constitution et une législation moderne en faveur de nos langues est intacte. En effet, comme l’ont souligné de nombreux députés, et comme le disent les experts, un amendement à la Constitution est aujourd’hui nécessaire, indépendamment de la Charte européenne, pour qu’au-delà du français, langue commune de tous les citoyens français, les langues régionales puissent être réellement reconnues. L’adoption d’une loi sans reconnaissance des langues régionales dans la Constitution serait totalement contradictoire avec les affirmations du Gouvernement en faveur du soutien des langues régionales, car il ne fait aucun doute que les dispositions les plus nécessaires à l’existence même des langues régionales seraient annulées par le Conseil constitutionnel en l’état actuel du droit. On pourrait voir une régression sur le principe même des apprentissages des langues régionales en immersion voire paritaires, alors qu'il s'agit de loin des méthodes les plus efficientes tant sur le plan de la maîtrise du langage et des langues, français y compris, que pour le développement intellectuel, cette méthode semblant être remise en cause par la déclaration présentée par Madame Albanel. A l’occasion du prochain débat sur la Constitution, nous demandons aux députés de confirmer leur engagement et de voter l’amendement à l’article 2, première étape nécessaire pour l’adoption d’une loi accordant un véritable statut aux langues régionales en France. <br /> Nous savons qu'il y a aujourd'hui chez les parlementaires une prise de conscience. Ils ont su entendre ce qui se dit sur le terrain. Ils ont apprécié le travail fait dans nos régions et savent que la population est de plus en plus sensible à la question Nous serons attentifs au travail fait autour de la loi promise par la ministre tout en continuant d'affirmer qu'il faut pour nos langues une politique linguistique globale et un dispositif législatif qui mettent nos langues dans une situation de sécurité légale, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui avec l'utilisation de l'article 2 de la constitution. Nous vous rappelons le texte que nous avons publié le 26 mars dernier et qui est la synthèse de nos demandes. Nous voulons un vrai statut légal pour nos langues.
-
Face au projet de loi, défendons la culture populaire
- Aux députés, sénateurs, élus locaux En tant qu'acteurs de l'éducation populaire et défenseurs de la liberté d'expression et de la création culturelle, représentants de dizaines de milliers de bénévoles sur le terrain, nous souhaitons vous faire part de notre très grande préoccupation après avoir analysé un avant-projet de loi qui risque de remettre en cause non seulement la liberté de la création et de l'expression culturelle populaire, mais aussi de nombreuses manifestations à travers tout le pays. La DMDTS (Direction de la Musique, de la Danse, du Théâtre et des Spectacles) constate que le texte qui régit «les pratiques amateurs », « afin de ne pas porter préjudice aux entreprises de spectacle professionnel », le décret du 19 décembre 1953 du Ministère de l'Education nationale est obsolète. Pourtant, aujourd'hui, véritables professionnels et véritables amateurs bénévoles exercent leurs activités de façon absolument complémentaire pour permettre aux uns de vivre de leur art et aux autres de participer à une activité sociale et culturelle essentielle pour notre société, dans un contexte souvent difficile. Or, le projet élaboré par la DMDTS met gravement en cause à la fois la liberté de la pratique amateur, l'existence de véritables pratiques socio-culturelles et en fin de compte l'existence même de nombreux professionnels. Ainsi, la DMDTS a élaboré un avant-projet de loi qui, selon l'exposé des motifs, devrait répondre « à deux objectifs : Ø la reconnaissance et le développement de la pratique amateur dans notre pays d'une part, Ø la nécessité d'un cadre juridique clair qui évite des pratiques déloyales à l'égard du secteur professionnel d'autre part ». Mais, contrairement à ce qui est mis en avant, on ne voit pas en quoi ce projet permettrait une meilleure reconnaissance de la pratique amateur, alors que son objectif unique est de protéger le secteur professionnel. Selon ce texte, les activités du spectacle amateur seraient régies a priori par le droit du travail et en particulier l'article L.324-11 du code du travail qui définit la notion de « lucrativité ». Le véritable amateur bénévole n'existerait plus que par défaut. En effet, l'article 2 du projet prévoit que : « lorsqu'un amateur ou un groupement d'amateurs participe à un spectacle organisé au sens de l'article L.324-11 du code du travail, leur prestation fait l'objet de contrats de travail et leur participation à ces spectacles relève des règles du code du travail ». Or en fonction de l'article L.324-11 du code du travail toute activité est présumée accomplie à titre lucratif si l'une ou l'autre de ces conditions est réalisée : soit « lorsque leur réalisation a lieu avec recours à la publicité sous une forme quelconque en vue de la recherche de clientèle », soit « lorsque leur fréquence est établie », soit « lorsque leur importance est établie », soit lorsqu'il est fait usage de matériel ou d'outillage à « caractère professionnel ». Mais cette dernière disposition ne concerne que les activités artisanales. Ainsi, le cadre non lucratif (cadre par défaut) dans lequel pourront se produire les amateurs de façon bénévole devient extrêmement limité et même dévalorisant : absence d'entreprise de publicité spécialisée, nombre limité de représentations (à préciser par décret), obligation de porter la mention « participation d'amateurs » sur les supports d'information. Dans les faits, on voit bien que la participation des nombreux amateurs bénévoles qui pratiquent leur activité artistique avec talent dans de très nombreuses fêtes, festivals, spectacles et manifestations diverses deviendrait totalement impossible, sauf à encourir le délit de travail dissimulé tant pour les organisateurs que les responsables associatifs (3 ans de prison, 45 000 € d'amende). Ce projet nous apparaît au mieux irréaliste, mais au pire liberticide, et contraire à toute vision de la place essentielle qu'occupent les activités artistiques et culturelles dans la société. DIFFERENTS ARGUMENTS ESSENTIELS SONT À SOULIGNER. 1)UNE REMISE EN CAUSE DE BIENS COLLECTIFS IMMATÉRIELS ET UNE ATTEINTE À LA LIBERTÉ DES PRATIQUES CULTURELLES Les manifestations diverses, fêtes, festivals, festoù-noz où se produisent de nombreux jeunes et moins jeunes, de façon bénévole, sont des pratiques culturelles essentielles pour la vie en société. La possibilité pour les amateurs de se produire à tout niveau de façon bénévole est inhérente à la culture populaire. Cette vie culturelle est un bien collectif immatériel qui se trouve remis en cause. On ne peut que rappeler, avec les fédérations de la COFAC (Coordination des Fédérations et Associations de Culture) et de l'UFISC (Union Fédérale d'Intervention des Structures Culturelles) que "la pratique amateur est un droit fondamental de la personne humaine et une liberté d'expression du citoyen". Ce droit est affirmé par l'article 27 de la Déclaration universelle des droits de l'homme : "toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté". Ce droit est supérieur à tout intérêt particulier. L'agenda 21 de la culture, en accord avec les conventions internationales, et la Déclaration universelle sur la diversité culturelle affirme que « la liberté culturelle des individus et des groupes est une condition essentielle de la démocratie ». Or beaucoup de grands festivals populaires, ou même certaines productions (nous avons tous en tête tel ou tel festival, qui vit non de subventions mirobolantes mais d'abord de l'affluence d'un très large public), AUXQUELS PARTICIPENT DES MILLIERS D'INTERVENANTS AMATEURS BÉNÉVOLES, N'EXISTERONT PLUS SI CES DERNIERS DOIVENT ÊTRE RÉMUNÉRÉS COMME DES PROFESSIONNELS (salaires et contraintes administratives – feuilles de paie, contrats de travail…) ... A MOINS DE SOLLICITER ET D'OBTENIR UNE DÉMULTIPLICATION DES SUBVENTIONS PUBLIQUES. 2)UNE REMISE EN CAUSE DES POLITIQUES D'INTÉGRATION, DE LIEN SOCIAL ET D'ENCADREMENT DES JEUNES. Interdits de se produire, les groupes d'amateurs, c'est à dire les associations, perdraient une bonne partie de leur raison d'être qui est souvent la participation à ces grands rassemblements culturels et conviviaux. Mais d'autre part, elles perdraient les indemnités qui servent à rembourser leurs frais de fonctionnement, de confection de costumes, d'achat d'instruments, de formation... Les collectivités locales et l'Etat vont-ils compenser tous les frais liés à ces activités ? Ce sont des milliers d'encadrants bénévoles et avec eux, de nombreux cadres et formateurs salariés recrutés au cours de ces dernières années qui verraient leur rôle social et leur activité remis en cause. C'est la négation même des fondements de l'éducation populaire, basée sur le mouvement associatif. Les associations permettent à des jeunes la plupart du temps de familles d'origine modeste de pratiquer une activité culturelle. Des dizaines de milliers de jeunes, encadrés par des bénévoles mais aussi des professionnels se retrouveront à la rue. Pour le secteur "musique, chant et danse de Bretagne" on verra, à travers la disparition des bagadoù, cercles, chorales, associations culturelles diverses et fêtes associées, la vie culturelle et économique de 400 à 500 associations s'écrouler. De 40 à 50 000 personnes seront touchées dans leur activité artistique régulière. Sans parler des centaines de milliers de personnes qui perdront un moment festif ponctuel, fest-noz, fête, festival, animation, concert etc, ni des retombées économiques en lien avec toutes ces activités. 3)UNE REMISE EN CAUSE D'ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ET UNE ATTEINTE À L'IMAGE DE RÉGIONS ENTIÈRES ET A L'ACTIVITE TOURISTIQUE En outre, la remise en cause de ces manifestations culturelles, due aux coûts qui ne pourraient être pris en charge, engendrés par la rémunération de centaines ou même de milliers d'amateurs, entraînerait également la perte de milliers d'emplois induits par ces manifestations : non seulement les techniciens du spectacle, intermittents ou non, les artistes professionnels qui obtiennent leurs cachets grâce à ces festivals, les professionnels de la formation, de la lutherie, de la confection, mais aussi des activités de l'hôtellerie, de la restauration, de l'alimentation, des transports, des services. Pour nombre de régions, ces activités culturelles populaires font partie de leur identité et de leur image. Que serait la Bretagne, sans ses festivals, sans ses nuits festives, mêlant professionnels et VÉRITABLES AMATEURS BÉNÉVOLES mais souvent de grande qualité qui y participent pour le plaisir de pratiquer leur art en commun et de le partager avec les autres. Outre la perte d'une identité et de pratiques culturelles populaires, L'ACTIVITE TOURISTIQUE DE LA BRETAGNE SERAIT GRAVEMENT ATTEINTE, PAR LA DISPARITION DE CE QUI CONSTITUE PLUS QU'UN PAN DE SA VIE CULTURELLE ET SOCIALE. 4)AMATEURS ET PROFESSIONNELS NE S'OPPOSENT PAS : LES PROFESSIONNELS SERAIENT LES PREMIERES VICTIMES Avant même les amateurs, les premiers à pâtir de la disparition ou de la profonde transformation de beaucoup de manifestations populaires seraient les professionnels eux-mêmes, les artistes et techniciens du spectacle. Beaucoup de ces festivals ou certaines grosses productions n'existent que parce qu'elles font appel à de nombreux artistes amateurs bénévoles et que de manière générale elles font appel au bénévolat. La disparition de ces manifestations ne profiterait qu'à des grandes compagnies, pour lesquelles l'avenir de nombreux artistes professionnels, qui trouvent des scènes et un public dans ces festivals, ne serait pas le premier des soucis. Une vie associative forte constitue la meilleure garantie pour les artistes de trouver des dates, d'avoir un public pour assister aux concerts et acheter les disques. En provoquant la mort des associations, cette loi provoquera également la raréfaction du public des artistes professionnels et des producteurs déjà en difficulté. C'est une vision singulièrement réductrice que d'opposer amateurs et professionnels, alors qu'ils sont complémentaires. Les professionnels font de leur art un métier qui vise à l'excellence. Les amateurs l'exercent d'abord pour leur plaisir. Leur choix ou leur moindre disponibilité ne leur permettent pas d'en faire une activité professionnelle même si elle peut aussi viser à l'excellence. Les professionnels ne peuvent vivre sans les amateurs, mais les amateurs ne peuvent vivre sans les professionnels, grâce à leurs créations, à leur enseignement. Et les professionnels ont la plupart du temps commencé comme amateurs. Ce serait un énorme vide culturel que de perdre ces professionnels. Or les artistes indépendants et les petites compagnies, ceux qui participent au développement local, rural ou des quartiers sont déjà mis en très grande difficulté par la nouvelle réglementation des intermittents qui profite surtout aux « permittents » du spectacle des grosses entreprises de l'audiovisuel, notamment. Il ne leur restera plus rien, et cette loi, loin de les protéger, les privera de leur bouée de sauvetage. 5)UN APPAUVRISSEMENT DE LA CRÉATION ET UNE UNIFORMISATION DE LA CULTURE La mise sous l'éteignoir des amateurs, l'élimination de nombreux professionnels et le monopole des grandes compagnies, ne peuvent que conduire à une plus grande standardisation culturelle et un appauvrissement de la création à l'opposé de la promotion de la diversité culturelle sous toutes ses formes, y compris sous ses formes amateur ou professionnelle. DEFENDRE NOS VALEURS. Un décret d'application est annoncé pour tempérer la loi par des exceptions et des dérogations. Mais ce projet n'est pas connu et ne pourra remettre en cause le principe de la loi. Certaines organisations qui fédèrent des amateurs (COFAC, UFISC) souhaitent notamment une présomption de « non-lucrativité » pour les associations membres de réseaux agréés. Mais la liberté de la culture est-elle compatible avec un système de contrôle et d'agrément préalable ? Quel avenir pour les créateurs indépendants ? Ne subsistera-t-il que la culture officielle ou mercantile imposée à tous et déjà prédominante ? Refuser la marchandisation de la culture et défendre le patrimoine et la diversité culturelle... Les pratiques culturelles, et en particulier les pratiques populaires, comme les biens et services culturels, conformément à la déclaration de l'UNESCO sur la diversité culturelle, « ne doivent pas être considérés comme des marchandises ou des biens de consommation comme les autres ». Elles appartiennent à la société. Elles font partie à la fois de notre patrimoine culturel et de la diversité culturelle que la France s'est engagée à défendre en ratifiant le 18 décembre 2006 les deux conventions de l'UNESCO pour la Sauvegarde du Patrimoine culturel immatériel et pour la Protection de la diversité des expressions culturelles. Or ce sont des pratiques sociales et des expressions culturelles originales qui risquent d'être détruites rapidement par ce projet de loi qui s'oppose aussi à ce que défend l'agenda 21 de la culture à savoir notamment « la liberté culturelle des individus et des groupes » et le rôle « des citoyens pris individuellement ou réunis en associations ou en mouvements sociaux », par opposition à « une institutionnalisation démesurée ou une prédominance excessive du marché ». ... tout en combattant les dérives... Bien-sûr, nous ne pouvons que dénoncer et nous associer à toutes formes de lutte contre les pratiques déloyales et notamment le travail dissimulé. Mais ces pratiques sont extrêmement rares chez les amateurs bénévoles et déjà combattues, car les associations de bénévoles qui donnent déjà de leur temps et de leur énergie n'ont aucune envie ni aucun intérêt à voir se développer des dérives contraires à leur engagement et à leurs convictions. Les moyens de les combattre existent déjà, sans pour autant détruire le tissu associatif. Pour toutes ces raisons, nous vous demandons d'examiner avec la plus grande attention ce projet de loi : dont on ne voit pas du tout quelles avancées il pourrait apporter pour la culture, ni pour ses acteurs dans leur diversité mais dont on perçoit sans mal tous les dangers potentiels pour la vie culturelle et sociale de notre pays. Nous vous demandons de vous y opposer tant que son utilité n'aura pas été démontrée et ses risques graves pour la liberté et la démocratie culturelles écartés. Restant à votre disposition pour toute forme de concertation avec les différents partenaires concernés, veuillez agréer Madame, Monsieur, nos salutations les meilleures pour la défense de cette valeur essentielle que constitue la liberté culturelle. vendredi 16 mai 2008 Patrick MALRIEU Bob HASLE Président Président Conseil Culturel de Bretagne Bodadeg Ar Sonerion Catherine LATOUR Joëlle DUBOIS Présidente Présidente Kendalc'h War' Leur Hervé SANQUER Président Gouelioù Breizh
-
Les langues régionales reconnues dans la Constitution ; Une grande avancée
- <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/45/33/ksb2-1.jpg" /> <br /> Communiqué de Presse du Conseil Culturel de Bretagne<br /> <br /> L’Assemblée Nationale a voté ce jour, 22 mai, un amendement à l’article 1 de la Constitution de la République. L’article 1 dira dorénavant : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. Les langues régionales appartiennent à son patrimoine». C’est une première victoire pour tous ceux qui travaillent en faveur de la diversité linguistique en France et dont nous sommes. Depuis des années nous demandons une reconnaissance pour nos langues. Les députés l’ont compris et nous nous en félicitons. Il faut, bien entendu, attendre que l’ensemble de la loi modifiant la Constitution soit adoptée par le Congrès. Nous sommes cependant très heureux de l’adoption de cet amendement par les députés parce qu’il est le fruit d’un accord entre les différents groupes et les différentes sensibilités politiques. Cela prouverait, s’il en était besoin, que l’affaire de la promotion des langues de la République n’est pas une affaire partisane. Cet amendement, cette reconnaissance, ouvre la voie à une législation qui doit permettre un véritable développement de nos langues. Il s’agira donc, une fois le texte définitivement adopté, d’une première étape très importante. Beaucoup de travail restera à faire. De nombreux députés sont prêts à travailler dans le sens que nous souhaitons. Le Gouvernement s’est engagé à ce qu’une loi soit votée en 2009. La perspective d'une ratification de la Charte européenne des langues, s'appuyant également sur la ratification par la France du traité de Lisbonne sur l'Union européenne, se trouve aussi ouverte. Nous avons fait des propositions claires en matière de médias, d’enseignement, de vie publique. Nous serons bien entendu disponibles et vigilants pour aider à l’élaboration de la législation qui viendra compléter la reconnaissance constitutionnelle indispensable votée ce jour. <br />
-
DEFENSE DES LANGUES REGIONALES
- Dans une chaude actualité de modification de la Constitution et de perspectives d’une loi sur les langues régionales, DIWAN PARIS monte au front.<br /> La semaine dernière, sur la Chaine Parlementaire, on pouvait voir un reportage sur Diwan Paris avec Claude Nadeau, Présidente du Comité de soutien puis un débat dans lequel Jean Picollec défendait les couleurs de la Bretagne.<br /> Cette semaine, sur PUBLIC SENAT, c’est Didier Berhault, secrétaire du Comité de soutien qui est allé, en compagnie de la sénatrice du Morbihan Odette Herviaux administrer quelques piqures de rappel sur les mérites du bilinguisme et l’état du Droit des langues en France.<br /> A visionner jusqu’à la fin de la semaine (2ème plateau après le journal) http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=57149 Pour vous détendre allez voir aussi le reportage diffusé début mai sur la chaîne "NRJ Paris" sur le thème "La Bretagne à Paris", où Diwan Paris occupe une place prépondérante: http://www.youtube.com/watch?v=vwANVd0wVpE Mobilisons nos forces pour que nos langues aient une place dans la Loi. Comité de soutien Diwan Paris
-
Reconnaissance des langues dans la Constitution
- <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/45/33/Eblulogo-041102-copie-1.png" /><br /> Synthèse des interventions faites auprès du Comité des droits économiques sociaux et culturels des Nations Unies à Genève entre le 28 avril et le 2 mai 2008.<br /> <br /> Courrier aux 331 sénateurs :<br /> <br /> Madame la Sénatrice, <br /> Monsieur le Sénateur, Nous vous prions de trouver ci-joint une synthèse des interventions faites auprès du Comité des droits économiques sociaux et culturels des Nations Unies à Genève entre le 28 avril et le 2 mai 2008 lors de l'examen du 3eme rapport périodique de la France. L'examen de ce rapport intervient fortuitement au moment où le Gouvernement a initié un débat sur les langues régionales autochtones de la République. Et nous ne pouvons que souligner, à part quelques rares exceptions, la très grande qualité et le haut niveau de ce débat au Parlement, qui pose réellement la question au niveau des enjeux d'une société respectueuse de l'homme et soucieuse de son propre avenir. Nous avons célébré ce 21 mai dernier, la Journée Mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement, instituée par l'UNESCO. Il serait grave, et pour le moins contradictoire, qu'au même moment la France n'adapte pas sa Constitution en y introduisant la reconnaissance d'un élément essentiel de la diversité culturelle qui est sa propre diversité linguistique constitutive. Les belles paroles et les envolées célébrant sa diversité n'ont aucun sens et ne sont qu'hypocrisie et mensonge si elles ne sont pas affirmées dans nos textes fondamentaux avant d'être traduites dans des mesures concrètes. Elles ne pourraient d'ailleurs avoir aucune réelle portée concrète. Le français n'est nullement en danger par ces mesures, bien au contraire. L'expérience, les tests et les différentes études montrent que les jeunes qui aujourd'hui maîtrisent une langue régionale maîtrisent également mieux le français et qu'ils développent des compétences supérieures tant dans l'accès au multilinguisme que pour tous les autres apprentissages et cela indépendamment de leur milieu social. C'est cette diversité linguistique qui est aujourd'hui en danger en France, alors que nos pays européens voisins ont de longue date reconnu leur propre diversité. Cette reconnaissance est source de dynamisme et de bien-être qui font tant défaut à une société française en proie à bien des doutes et interrogations. Il serait criminel de priver la population française des atouts de son avenir au motif d'on ne sait trop quel fantasme. Ainsi, il apparaît tout à fait incohérent de s'appuyer sur la Charte européenne des langues, pour justifier le refus de reconnaissance des langues régionales dans la Constitution. Tout au contraire, le refus - justifié ou non - de voir une quelconque instance européenne intervenir dans la politique française, devrait conduire le Gouvernement à proposer de lui-même cette reconnaissance dans notre Constitution. Mais, à défaut, vous, Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur, vous pouvez le faire. Au demeurant, l'insertion de la France dans le progrès de l'Europe et du monde devrait aller de soi. La présentation qui est faite de cette Charte par certains est totalement erronée. Elle est d'abord un instrument de dialogue entre la société civile et les institutions, puisqu'elle doit être adaptée en fonction de la situation de chaque langue. La préservation des langues ne se décrète pas hors d'une volonté de la population et de ses responsables politiques élus. D'où les multiples expressions "selon la situation de chacune de ces langues", "si le nombre de locuteurs le justifie" etc. Et dans tous les articles, l'obligation de la langue officielle de l'Etat est rappelée en permanence. D'ailleurs, pour tenir compte de cette diversité, il est aussi prévu deux niveaux de reconnaissance : Ø les langues qui relèvent de la partie II qui représente une reconnaissance de principe sans précision de mesures, mais dans un souci de promotion, Ø des langues qui pourraient entrer dans la partie III et auxquelles s'appliqueraient tout ou partie des 39 dispositions signées par la France à Budapest le 7 mai 1999. Les élu(e)s que vous êtes méritent plus de respect que l'absurde agitation de la traduction de la plupart des textes passés et à venir de la législation française dans 79 langues, ce qui est totalement contraire à la lettre et à l'esprit du texte. Avec un petit clin d'oeil, on rappellera que la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen, a déjà été traduite dans plusieurs de nos langues régionales dès 1789 et que la traduction de la Déclaration universelle des droits de l'homme est déjà présente dans nos langues sur le site des Nations Unies. Le respect pour nos langues et pour nous-mêmes, mérite que la question soit examinée avec sérieux. Sinon, il eut mieux valu s'abstenir de proposer ce débat. Et, en fin de compte, comment comprendre que la France ait ratifié le traité de Lisbonne, qui, dans ses principes, comporte des dispositions qui vont au-delà des principes de la Charte européenne des langues, et qu'elle bloque sur cette dernière ? Est-ce la reconnaissance concrète qui fait peur alors que le Conseil constitutionnel a affirmé que les 39 dispositions concrètes retenues par la France lors de la signature de la Charte étaient compatibles avec la Constitution ? Comptant sur vous pour sortir de ces incohérences, dont les conséquences sont graves, et moderniser nos institutions dans le sens d'une société plus libre et plus respectueuse d'elle-même et des droits humains culturels fondamentaux étroitement liés aux enjeux économiques et sociaux et au développement durable, une société qui participe à un monde plus juste et équilibré, veuillez agréer, Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur, l'assurance de notre plus haute considération.<br /> Tangi Louarn, Président d'EBLUL-France<br />
-
Communiqué : La France sévèrement rappelée au respect du droit des langues et cultures régionales
- <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/45/33/Eblulogo-041102.png" /> Comité des droits économiques sociaux et culturels des Nations Unies La France sévèrement rappelée<br /> au respect du droit des langues et cultures régionales <br /> EBLUL-France, comité français du Bureau européen des langues moins répandues, qui est intervenu au cours de l'examen du troisième rapport périodique de la France au Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies, entre le 28 avril et le 16 mai, se félicite des observations finales et des recommandations qui ont été faites à la France par le Comité des dix-huit experts indépendants des Nations Unies. Le Comité déplore à nouveau « l'absence de reconnaissance officielle des minorités à l'intérieur du territoire ».« le droit d'utiliser une langue minoritaire, qui ne peut être exercé qu'en commun avec les autres membres du groupe minoritaire » ne sont pas respectés en France. Selon le Comité certains droits culturels tels que Le Comité déplore aussi que « l'absence de reconnaissance officielle des langues régionales et minoritaires a contribué au déclin constant du nombre de locuteurs de ces langues. » Le Comité rappelle à la France que « l'égalité devant la loi et l'interdiction de discrimination ne permettent pas toujours d'assurer l'égalité et l'effectivité de la jouissance des droits de l'homme, en particulier des droits économiques, sociaux et culturels, par les personnes qui font partie de groupes minoritaires ». Le Comité des Nations Unies appelle la France à réviser sa Constitution afin « qu'elle reconnaisse officiellement la nécessité de protéger la diversité culturelle et tous les groupes minoritaires sous la juridiction de l'État partie ». Le Comité réitère et confirme ses demandes à la France pour qu'elle lève ses réserves sur les articles 27 du Pacte international sur les droits civils et politiques et sur l'article 30 de la Convention des droits de l'enfant (droit des personnes faisant partie de groupes minoritaires), et qu'elle ratifie la Convention cadre du Conseil de l'Europe pour la protection des minorités nationales, aussi bien que la Charte européenne pour les langues régionales ou minoritaires et le protocole n° 12 de la Convention européenne des droits de l'homme contre toutes les formes de discrimination. Le comité demande à la France d'accroître ses efforts pour préserver et promouvoir les langues et cultures régionales, notamment dans l'enseignement public, à la télévision et à la radio et demande la reconnaissance officielle de ces langues dans la Constitution. EBLUL, se réjouit du premier pas important du Gouvernement et de l'Assemblée nationale de la France qui viennent de prévoir une reconnaissance des langues régionales dans la Constitution. Mais il constate aussi que beaucoup d'autres étapes sont à franchir pour que la France rattrape son retard considérable par rapport aux autres pays européens et par rapport aux principes qu'elle a ratifiés dans le traité de Lisbonne notamment, avant que tous ses citoyens puissent jouir de leurs droits culturels fondamentaux, étroitement liés à leurs droits économiques et sociaux. Extraits CESCR 2008 France Tangi Louarn : 06 60 88 97 78 Philippe Elsass : 06 20 75 09 18 <br />
-
Amendement de la Constitution - Langues régionales
- <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/45/33/logo101x95.gif" /><br /> <br /> Kemennadenn UGB (Unvaniezh ar Gelennerien Brezhoneg) da heul ar votadeg zo bet a-du gant amantañ ar Vonreizh ha lakaat ar yezhoù rannvro e-barzh glad Frañs<br /> <br /> Communiqué d'UGB (Union des Enseignements de Breton) suite au vote proposant d'amender la Constitution pour mettre les langues régionales dans le patrimoine de la France.<br /> <br /> <br />
-
Concours de chants interceltiques
- <img src="http://idata.over-blog.com/0/28/45/33//GWENNYN-copie.jpg" /> <br /> Kenstrivadeg ar yezhoù keltiek<br /> Lennit ha votit dre ar genrouedad d'ar Sadorn 21 a viz Mezheven 2008.<br />Azalek bremañ e c'hellit klevout ar c'han


